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Pléaux à l'ombre de ses clochers C'est le titre du dernier ouvrage publié par Jeannette Vedrenne. « Je ne voulais pas que cette mémoire se perde ». Cet ouvrage a été écrit au fur et à mesure de ses découvertes ; « je prends beaucoup de notes depuis 1982, mais cet hiver, jour et nuit, j'ai entrepris la rédaction de ce livre.» Déjà en juin 1994, Jeannette Vedrenne avait publié un livret d'une vingtaine de pages, intitulé «En parcourant Pléaux» et consacré à l'histoire de sa cité.Avec « Pléaux à l'ombre de ses clochers » l'entreprise est plus vaste. Plusieurs années ont été nécessaires à sa rédaction - compte pas loin de 200 pages et passe en revue comme autant d'instantanés, différents épisodes de l'histoire de Pléaux, de la villa gallo-romaine jusqu'à nos jours, en passant par la fondation d'un monastère par les bénédictins, l'implantation des chevaliers de Saint-Lazare, les carmes, le séminaire, la Seconde Guerre mondiale, la construction du barrage d'Enchannet... Pléaux à l'ombre de Saint-Benoit Pléaux émerge véritablement lors de l'arrivée des moines bénédictins au IX° siècle. Ce livre est vendu 25 €, à partir du 20 septembre vous le trouverez à la maison de la presse à Pleaux, dans les librairies d'Aurillac et auprès de l'auteur 04 71 40 49 28.
« Les terres de Pléaux appartenaient à Euphrasie, princesse d'Auvergne, épouse de Roger Comte de Limoges. Restée sans descendance, Euphrasie par testament du 19 mai 785, donne les terres au monastère de Charroux dans la Vienne, monastère fondé par son mari. Commençait alors pour Pléaux une longue période de dépendance à Charroux, de 769 à 1747 près de mille ans ! [. ..] Les moines prennent en main l'organisation rationnelle et méthodique du temps que leur monastère. (...] L’église est donc construite en vue d'une double fonction, lieu de culte et lieu d'asile. De là, cette tour de l'est, qui a conservé ses mâchicoulis. Parmi les prieurs de Pléaux célèbres, Christophe de Beaumont confesseur de Louis XV. Pléaux et ses châteaux urbains Pléaux compte plusieurs vestiges de ses châteaux urbains et de tours rondes ou carrées qui matérialisaient dans la pierre le prestige ou l'orgueil, de ceux qui habitaient ces demeures. Ainsi le château de Lignerac ou bien le château du Luguet ou encore le château du Doignon mais également La Tour Dapeyron et la Tour du château de Mademoiselle de Pleaux mariée à Grenier de la Borie en Quercy (cette tour fut appelée récemment tour Maley, le nom de ses anciens propriétaires) attestent du dynamisqme de Pléaux au Moyen âge et sous l'Ancien Régime. Ces monuments sont autant de preuves d'un passé riche et non dépourvu d'une certaine grandeur. Les guerres de religions mirent aux prises les Seigneurs de Pléaux. Du côté catholique, François de Robert, marquis de Lignerac, appartenait à la Ligue tandis que Henri de Bourbon-Malauze, vicomte de Lavedan et seigneur de Doignon, protestant, était parmi les plus farouches huguenots. Le 31 mars 1574, après avoir pris Mauriac, Henri de Bourbon-Malauze, avec la Dame de Miremont, tente de s'emparer de Pléaux qui est défendu par le seigneur de Lignerac. Un affrontement important eut lieu au Puy Quinsac, où le vicomte de Lavedan fut défait par le marquis de Lignerac. Construction du barrage d’Enchanet «Dès la guerre terminée, les travaux préliminaires commencèrent en 1946 et la construction suivit, elle s'acheva en 1951 lors de la mise en eau. On comptait de 1 100 à 1200 ouvriers, certains arrivaient des environs en camions de la société, d'autres furent logés dans la cité. La population était très cosmopolite, il y avait des prisonniers allemands, des Serbes, des Polonais, des Portugais, des Espagnols, des Italiens, des Nord-africains [...] il y eut quelques accidents dont 5 mortels, entre autre deux Allemands qui sont enterrés dans le cimetière de Pléaux. (...] Les commerces de Pléaux étaient florissants, on dénombrait 22 cafés ! Les chevaliers de Saint-Lazare En France, à la fin du XIII° siècle, il existait six commanderies, dont une à Pléaux, à Rosson, aujourd'hui Enroussous. C'est suite à un don fait par Hugues de Carbonnières, en 1282, que l'Ordre de Saint-Lazare de Jérulasem procède à son implantation à Pléaux. Ce domaine de Rosson disposait de rentes et droits seigneuriaux. Les droits de justice étaient une source de revenus non négligeable ; il était tenu jusqu'à quatre assises par an. La commanderie de Rosson disposait également d'une prison et de fourches patibulaires. Le rôle essentiel de la commanderie ou ..«préceptorie» de Pléaux était de percevoir des revenus pour le fonctionnement général de l'Ordre de Saint-Lazare. D'après l'étude de Raphaël Hyacinthe, spécialiste de l'Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem, rien ne permet de présumer d'une activité hospitalière à Pléaux. En revanche de nombreuses donations vinrent accroître le domaine au cours des décades suivantes. On peut se procurer l'ouvrage auprès de l'auteur: Mme J. Vedrenne Les Jardins de Moulergues 15700 Pleaux Tél: 04 71 40 49 28 mailto:jeannette.vedrenne@wanadoo.fr prix :25 € + frais d'envoi 5€ |